Des miettes de coeur

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Une lettre que j’aurais aimé recevoir la première fois que mon cœur s’est brisé dans ma gravité.



 

Ce soir-là, ta bière était aussi frette que son cœur. La vitre était plus dure que ses yeux sèche comme le désert. Tu aurais voulu lancer au sol la carapace couvrant la boule d’amour que tu avais pris le temps d’apprivoiser de lui-avec lui. Tu aurais voulu briser le peu d’humanité qui lui restait. Tu aurais voulu qu’il se brise en milles petites parcelles propulser par la gravité de ton chagrin. Tu ne l’as pas fait et tu es resté avec ton air figé-tentative-de-je-ne-veux-pas-que-tu-connaisses-ma-peine parce que tu savais que même si tu éclatais sa boîte à amour, les éclats t’éclaterais la petite pointe du bout de cœur que t’avais encore de pas trop brisé. L’orgueil fait mal pis tu l’utilisais à fond en espérant lui faire mal juste un peu à lui aussi.

Les déceptions font mal, les au revoir tuent les rêves. Détester celui que tu aimes, c’est douloureux, ça brûle le cœur. Poussez-moi dans l’eau frette quelqu’un que le bobo s’engourdisse, que tu t’es dit.

Lui, il t’a dit bye de manière maladroitement maladroite. Il avait des mots dure à te dire pis ça cogné ben fort sur ton cœur pas prêt de jeune fille-femme fragile. Chaque voyelle de sa bouche trop dure que tu connaissais pourtant trop tendre était des fléchettes de bobo de cœur. Il aurait pu envelopper ces mots-là dans du papier bulle pour alléger les coups mais non.

Il voulait faire ça doux comme du velours mais ça faite l’effet d’un papier sablé sur ton cœur déballé. Il t’a dit des adjectifs qualificatifs tellement erronés que ça la donnée le vertige à ta personnalité. Tu aurais voulu te consoler par l’incapacité de l’utilisation de son répertoire à vocabulaire mais tu avais la parole plus paralysée que le cœur. T’avais pogné un iceberg qui aurait fait couler le Titanic encore plus rapidement pis qui aurait même brisé la planche de Rose. Tu n’as pas été faible, tu as été happé.

Tu pensais que t’étais encore dans son cœur, tu avais tort. Il pensait te faire du mal mais il avait oublié qu’il se trouvait encore dans ton cœur à toi. Il va surement finir par avoir mal que tu pensais. Ça l’air que tu avais encore tort. Ça fait mal d’avoir toujours tort quand tu as le cœur qui se tord.

Toi aussi tu en avais des reproches à 2 cennes qui te trottaient dans le cœur. Vous n’étiez pas parfait, c’est certain pis tu le savais. Ce n’est pas un film de Disney, tu le savais aussi. Mais vous vous aimiez et ça aussi tu pensais que c’était certain. Tu aurais pris le temps toi de t’asseoir autour d’une table ou d’une bière ou su’l divan pour en discuter. Parfois c’est dur de démêler des différences de personnalité mais tu l’aurais fait aussi calmement que ton papa le faisait avec tes cheveux mêlés de jeunes filles-filles. Ce n’est pas sarcastique, quand on aime on prend le temps de prendre le temps.

Chaque matin à ses côtés était comme des Band-aid sur les blessures de ton cœur post-pas-trop-de-vécu-mais-vécu-pareil pis là ça faite scratch d’un coup-cul-sec pis tout a été arraché-brisé ben plus que jamais.

On t’a dit que l’amour c’était beau pis finalement tu te demandes c’est qui le p‘tit comique qui a lancé ce mensonge-là dans l’humanité pas unanime pentoute.

Ton cœur est un tas de miettes et tu n’as même pas la force de recueillir les parcelles éparpillées dans ton chagrin. Mais hey la petite, la gravité est parfois inversée.

Tu n’y crois pas une seconde mais prend quelques minutes pour m’écouter. Ton cœur s’est coincé mais il n’est pas brisé pour de vrai, je te le jure. L’amour c’est parfois passager mais c’est beau pis pas juste un peu. Aujourd’hui c’est difficile et demain ne sera peut-être pas tant mieux mais je te jure (encore) que si tu prends la peine de te rappeler que tu dois t’aimer avant d’aimer, ça va passer.

Tu as l’impression qu’il a vidé ton cœur, ta tête pis ton bonheur en prenant la porte de ton amour. Mais le bonheur ça ne rentre pas dans une poche de jeans de fesses gauche. C’est en toi, toujours. Il ne peut pas te l’avoir volé comme un voleur d’amour pis de bonheur.

Ferme les yeux, respire par le nez, par la bouche pis même par les oreilles si ça peut te faire sourire d’essayer. Détend tes tensions tendues et cherche le bonheur de tes cinq sens. Une bonne musique (Ed Sheeran n’est pas recommandé là ici présentement), un bon snack (crème glacé direct dans le pot à la cuillère ou pâte à biscuit), un bain chaud qui sent la noix de coco vanillé et un masque qui va te faire apprécier ta bette de fille pas trop pucké parce que tu sais qu’il existe toujours pire.

Accommoder son cœur pour quelqu’un qui y entre, c’est magnifique. Le changer pour qu’il s’y installe, c’est te négliger. Reste-toi. Si c’est le bon, il va trouver le confort dans ton confort.

Je sais que tu ne me crois pas mais écoute-moi, ça va passer. Je te le promets sur la pointe de mon bout d’cœur réparé.

aime-toi jeune fille plus forte que la force

 

 

 

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